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July 06 My favorite couple of "So you think you can dance -2008" : Katee and JoshuaWeek 1 - Top 20 J'ai commencé à tomber amoureuse de ce couple à partir de la première semaine. Ils ont dansé une chorégraphie Hip Hop tout en racontant une histoire d'amour qui est en train de se passer dans la société américaine : les soldats doivent quitter leurs chers à cause de la guerre.
Week 2 - Top 18 Broadway, totally entertaining i just couldn't help but smiling with them.
Week 3 - Top 16 A hip-hopper and a contemporary dancer began to samba !!!!! It was definitely HOT HOT HOT ! I love the moment when Joshua came down to invite Katee to dance and when he lifted her up with his finger... And I love Joshua's dad !
Week 4 - Top 14 (this is my favorite dance so far for this whole season) Cette semaine, ils ont eu Mia Micheals !!! Oh my god, comme Katee disait, depuis le premier jour j'attendais qu'ils puissent avoir une chorégraphie de Mia, qui fait toujours d' excellentes et d' émouvantes pièces contemporaines. This number is mon favori de chez favoris, for sure !!! PS, j'aime bien cette musique : Hometown Glory (Adele)
but I think the second routine is not so good, though that is choregraphed by the winner of Season 2 Benji
Week 5 - Top 12
I was a little worried when they picked the Viennese waltz, but they did pretty well
and then they got Bollywood AWSOME, big WOW~~ May 13 转:总理说,我就一句话,是人民在养你们,你们自己看着办。转自21CN.com,某记者通过QQ的文字现场直播,北京时间5月13日10:07至11:36
May 08 太阳的魔力受法国人影响吧,这几天的大太阳照的人的心花怒放
有些事如果把人搞得很累,那就想办法让自己轻松起来,没有什么大不了的
拿着一叠半夜打车的单据,算来也有一百四十多块钱,我并不觉得是一种象征工作努力的骄傲。想想一年多以来的状况,也忽然明白了一些事,似乎清晰了一些想法。
所以当再次有朋友陪伴,当看到他们脸上浸满阳光的笑容,我知道有些东西如果在乎且珍惜,应该可以失而复得。 April 06 toughmaybe i've been too involved by the affaires of Tibet.
无休止的查找和思考中又掺入了太多的个人感情。我做不到事不关己,也做不到让自己被西方同化。so i'm tired.
why not try to speak in a different way. those tibetan people?
why not try to hear and understand the 1/5 world's population's voice. those western people?
Just let all of us breathe! March 24 A qui on peut croire ?Tant de choses se passent... Je pense qu'il est ainsi nécessaire d'écouter la voix des tibétains. Nous pouvons dire que les tibetains font partie d'un groupe séparaliste organisé par dalai lama encouragé par les US. Nous pouvons dire que les étrangers soutiennent les tibétains sans avoir connu l'histoire d'origine très complexe de Tibet. Mais qu'est-ce que le gvnt a fait au Tibet ? Je voulais en savoir plus que ce que disent des étrangers ou des chinois.
il est interdit de copier les photos de cet acticle de "RUE 89" sur les sites de blog. Il y a donc seulement les mots qui parlent.
Certes, l'auteur est un Français, il a certaines expressions comme "colonisation" que je n'apprécie pas du tout. Ce récit sous forme de journal reste tout de même assez subjectif. Mais ce qui m'a étonnée le plus ce sont des paroles de la tibétaine. Le fait que les tibetains savent bien parler anglais, je m'en doute également. Si c'est le cas, je pense qu'ils vivent majoritairement en Inde, et qu'ils sont plus ou moins influencés par les différents propos étrangers et de Dalai lama. Donc je considère que ces paroles de la tibétaine ne représente pas les tibétains qui demeurent encore au Tibet.
Vivant à l'étranger, c'est une tristesse d'entendre que les gens disent du mal à la Chine. (remarque que c'est pas le cas pour des Français)
Samedi 15 mars 2008 Emeutes à Lhassa Aurélien chez les TamoulsPour le dernier jour de visite a Lhassa, capitale du Tibet, nous sommes allés le matin visiter le temple de Jokhang, situé en pleine ville sur la place de Barkhor. Ambiance tres fervente, beaucoup de pélerins sont présents pour venir prier devant une statue tres importante. De tous les monasteres visités, c'est celui que j'ai preféré. La visite terminée, je pars manger de mon coté. Dans la rue, les magasins ferment boutique les uns apres les autres. Mouai, bizarre. Mais bon, j'arrive dans la rue ou se trouve mon boui-boui préféré : chouette, il est toujours ouvert.
Le fait que les autres boutiques de la rue aient baissé le rideau de fer ne m'inquiete pas. J'ai déja assisté à une scene du genre a Bombay, pour protester contre l'assassinat d'un prêtre dans un temple. Je me dis qu'ici ils doivent aussi faire une sorte de greve. Le temps de manger, et de remonter un peu la rue pour voir ce qui se passe, je me retrouve plongé en pleine action. Dans la rue, il y a plusieurs attroupements. Tout le monde reste comme cela, à regarder la rue sans circulation, paisiblement. De temps en temps, tout le monde se met à japper et aboyer, et a courir pour aller se réfugier dans les artères donnant sur la rue principale. Si tout le monde court, c'est pour ne pas se prendre accidentellement une pierre jetée par ceux d'en face. Si ceux d'en face jettent des pierres (ou plutot les pavés), c'est en direction d'un chinois (ou d'une chinoise) qui essaye tant bien que mal de redescendre la rue, pour se sauver. Il arrive aussi qu'un insouciant viennent s'aventurer tout seul en scooter ou en moto, en plein milieu de la rue. A chaque fois, il n'a pas fallu plus de 10 secondes pour qu'il se fasse lyncher. Les voitures subissent le même traitement. J'ai ainsi assisté en une heure à une dizaine de lynchages et de rixes, parfois par un groupe de 20 tibétains poursuivant et passant a tabac un chinois. Les scooters récupérés sont placés au milieu de la rue et incendiés. Rapidement, le nombre de buchers augmente. Le nombre de personnes dans les rues aussi. La tension monte encore d'un cran, et vient le moment de s'attaquer aux boutiques chinoises : quelques minutes suffisent pour défoncer leur rideau de fer et bruler leur contenu au milieu de la rue. Ambiance guerre civile. Moi, je redescent prudemment vers l'hotel, en empruntant les dédales de rues parallèles. De temps en temps je suis obligé de continuer mon chemin sur cette avenue principale, jusqu'a arriver à un point limite ou je ne peux plus progresser : le bout de la rue, situé à moins de 150 mètres, est bloqué. En tant que touriste, je ne me suis pas senti en danger du tout. Toutes ces personnes dans la rue sont des tibétains. Ils en veulent clairement aux chinois, mais les étrangers n'ont rien a craindre, à part les pierres perdues et les projections. Ce qui m'inquiète davantage est la réaction chinoise. L'armée se rapproche et encercle progressivement le quartier. On entend les chars circuler, l'eau et l'électricité sont coupés dans tout le quartier (pour toute la nuit). A peu près au même moment, à 200 mètres de là, les 23 autres touristes avec lequel je suis venu au Tibet sont tous réunis à l'hotel. Cet hotel finit par se retrouver en première ligne : des pavés sont lancés sur le toit et contre sa facade, blessant un touriste au visage. Le batiment d'en face s'enflamme, une voiture garée juste à coté est incendiée. La fumée degagée gagne l'établissement : on croit que l'hotel prend feu, c'est la panique. C'est d'autant plus la panique que tout le monde se demande ou est le French guy. On parle d'évacuation, certains veulent partir tout de suite, d'autre veulent attendre qu'on m'ai retrouvé, on se demande si je ne suis pas mort. Mais tout allait bien pour moi, je mangeais tranquillement du Tsampa et buvait le thé en compagnie de 5 tibétaines. Au milieu de l'agitation, l'une d'entre elle s'était mise a m'expliquer en pleurs pourquoi tout ceci arrive. C'est a cause des moines. Ce n'est pas dans notre culture d'être violent, mais la on n'a pas le choix, c'est a cause des moines. La tension s'accentuant, nous allons nous réfugier chez l'une d'entre elles, afin de poursuivre la conversation. Je vais passer environ deux heures en leur compagnie. Elles m'expliquent que les tibétains ont perdu tous leurs temples, et qu'en perdant leurs temples ils perdent leur histoire. Notre culture est transmise oralement, et les seuls a archiver et concerver par écrit tout ce qui constitue le peuple tibétain sont les moines, dans les monasteres. En détruisant les temples et en assassinant/emprisonant les moines, les chinois nous détruisent. Ils ont détruit plus de 1000 monasteres, et tout leur contenu a auparavant été pillé et se trouve maintenant hors du Tibet, en Chine. Ils nous enseignent comment devenir riche, pour eux le business est ce qu'il a de le plus important. Mais pour nous le plus important c'est la religion. Ce n'est pas dans notre mentalite d'être riche, parce que cela veut dire qu'on prend trop d'argent aux autres, et dans notre culture, les autres sont plus importants que soi meme. Les tibetains sont certes content d'avoir de meilleurs vetements, mais la chose vraiment importante est la religion. On ne veut pas être riches, on veut être libres. Depuis le nouvel an tibétain (en Février), il y aurait eu 500 moines emprisonnés, alors il était prévisible que la population se souleve. Je leur demande s'ils veulent et esperent toujours être libres, si cette volonté n'a pas été égratigné par le temps. Aujourd'hui, on veut toujours un Tibet libre, on est tres motivés, peut être plus qu'avant. Quand le Dalai Lama a été decoré aux Etats Unis l'année derniere, le gouvernement chinois nous a interdit de porter nos vetements tibétains, il fallait être habillé a la chinoise. On ne pouvait meme plus s'habiller comme on voulait. Ma premiere impression en arrivant a Lhassa a été la surprise : c'est une ville tres moderne et développée. Tout semble neuf, nouvellement construit. Et c'est le cas : la ville a été entierement transformée depuis 10 ans. Il y reigne une atmosphere de ville high tech sortie de nulle part. Les chinois construisent de belles routes, ils se vantent dans leur propagante de depenser beaucoup d'argent pour les tibétains. Mais ils ne disent pas qu'ils nous prennent aussi tout ce qu'on possede. Chaque année des milliers de touristes payent tres cher les entrées de nos monasteres, et tout cet argent vas aux chinois. Dans Lhassa, la plupart des boutiques sont tenues par des chinois, qui arbitrent donc le marché de l'emploi. En particulier, un critere important pour avoir un emploi est de parler chinois. Si on apprend le Chinois, on peut avoir un bon emploi et un bon salaire. Mais ils n'aiment pas qu'on parle anglais. C'est un probleme pour ceux qui reviennent d'Inde et y ont appris l'anglais : il leur est difficile d'avoir un boulot. Du coup, beaucoup de tibetains ont du apprendre le chinois. Mais on ne sait que le parler, pas le lire. Depuis 2007, un important projet ferroviaire reliant Lhassa a Pekin a été achevé. Il s'agit du plus haut train du monde, que certains occidentaux avaient qualifié d'irréalisable. Ce train, fierté du regime, est extremement controversé. Il sert en particulier a faciliter le pillage du sol tibétain. Mais ce n'est pas ce qui dérange le plus les tibetains, oh non. Ils sont davantage précuppés par les milliers de colons chinois supplémentaires qui debarquent depuis que ce train existe. Maintenant, dans Lhassa, la majorité des gens sont chinois. Partout, il n'y a que des chinois. Et avec le controle des natalités, on ne peut avoir qu'un ou deux enfants maximum, sinon il faut payer au gouvernement. Eux, ils arrivent chaque année par dizaines de milliers. On a le sentiment d'être ensevelis. Tout ce qu'ils construisent, c'est dans le style chinois. A la télévision, des spots nous encouragent a construire de nouvelles maisons, en nous disant qu'en retour on percevra de l'argent. Mais ce sont des mensonges, on touche moins d'argent que ce qui est annoncé, et ils racontent ensuite que ce sont les chinois qui financent et construisent nos maisons, et qu'il faut donc être reconnaissant envers eux et les respecter. On est très en colère contre ca aussi. Je leur demande si elles ont des amis chinois : aucune des cinq filles n'en n'a. Les tibétains et les chinois ne se mélangent pas. On reconnait les chinois à leurs visages et aussi leur facon de s'habiller. Hier, dans la rue, les chinois ainsi identifiés ont passé un sale quart d'heure. Il y a eu des morts, mais il est difficile de dire combien. Les émeutes auraient fait plus de 100 morts selon certaines sources. Chaque année il y aurait des protestations, mais il n'y a rien eu de tel depuis 20 ans. Il faut dire qu'au Tibet, il est tres risqué de protester. Le fait de posséder une photo du Dalai Laima peut vous envoyer en prison ou aux travaux forcés pour une durée inimaginable. Et quand les chinois vous relachent, ils ont fait en sorte que vous ne puissiez plus être nuisibles. Dans un restaurant dans la rue, il y a un tibetain si tu le vois tu vas te dire qu'il est stupide. Mais avant, quand il était jeune, il était tres brillant, tres cultivé, et tres doué pour la peinture. Un jour il s'est fait prendre par la police parce qu'il paignait un drapeau tibétain. Il a été en prison pendant 13 ans. Il y a subit un lavage de cerveau, et a été torturé a l'électricité. Il en est ressorti complètement abruti, et ne se souvient plus de rien. Les tibétains se méfient des chinois, ils ont peur d'être dénoncés. Le gouvernement appelle a la délation, et on trouve de plus en plus de caméras. Dans les temples en particulier, on a eu l'occasion d'en voir beaucoup. C'est comme cela qu'ils controlent ce qui se passe dans les monasteres, et que ces lieux sont devenus dangereux pour les tibetains, et plus particulierement les moines qui y vivent. Avant de partir, je leur demande ce qu'elles pensent du fait que nous, les touristes, devions payer grassement le gouvernement chinois pour venir au Tibet depuis le Nepal. Il faut en effet acheter un package aupres d'une agence specialisée, et l'ensemble coute plus de $400. En consequences, la visite du Tibet depuis le Népal est sujette a controverse. Cela ne nous pose pas de probleme, on est content de voir des touristes. Nous retournons a nouveau dans la rue. Au loin, on peut voir les CRS chinois former un cordon protégeant les pompiers, au moyen de gaz lacrymogene. On attendra encore un peu que la situation se calme. J'aurais l'occasion de discuter brievement avec un autre tibétain parlant tres bien anglais. Il faut obeir, obeir, obeir. On en a raz le bol. Si seulement j'avais des armes on pourrait faire plus, mais on a rien, on a que nos mains. Les JO approchent, on veut faire en sorte qu'ils soient annulés. On veut fouttre les chinois dehors. La volonte des tibétains a être libres est donc toujours aussi forte, peut être meme plus depuis l'accélération de la colonisation chinoise ces dernieres années. Dans un meme pays, dans une meme ville, il y a clairement deux catégories de personnes qui se cotoient mais ne se mélangent pas. La méfiance et la colere refoulée prédominent dans les relations sociales. Le gouvernement chinois dénonce la mort de chinois innocents. Et c'est vrai : les chinois lynchés et ceux dont les boutiques ont été saccagées étaient peut être des gens remarquables. Mais en assistant à ce déchainement populaire, j'ai compris que dans ce genre de situations il n'y a plus de gentil et plus de méchants. C'est Tibétain contre Chinois. Ces chinois victimes des Tibétains sont aussi victimes de la politique de leur propre gouvernement. Les Tibétains esperent bien que les chinois auront maintenant peur de venir s'installer au Tibet. Le calme revenu, j'ai traversé la rue, en ayant au préalable mis dans ma poche la carte memoire de mon appareil photo. Ma principale crainte durant tout ce temps était en effet de me faire saisir mes photos et qu'elles servent a identifier des manifestants. En arrivant a l'hotel, je suis surpris de voir que son entrée a été saccagée, je pensais pas que les émeutes etaient allaient jsuque la. Je monte dans ma chambre, et je constate que toutes mes affaires ont été rangées dans mon sac. Le sac de celui qui partage ma chambre n'est pas la. Je me dis qu'ils ont été evacués. C'est donc avec le sourire que je les retrouve dans le grand salon, ou j'arrive les mains dans les poches. Grand soulagement général, ca a ete la panique ici. Certains ont eu la peur de leur vie. Moi j'ai du mal a partager leur inquiétude. Au fond de moi, je suis content d'avoir vecu tout cela. Car j'étais tres décu et frustré de ne pas avoir pu cotoyer la population locale. Je pensais payer mon package et ensuite pouvoir me ballader librement, mais non, on ne peut circuler nulle part autrement qu'en jeep privée avec chauffeur. J'avais l'impression d'avoir fait un safari photo : traverser plus de 1100 Km d'un pays sans pouvoir ressentir un peu ce qui s'y passe (la barriere de la langue est aussi une raison). Alors pouvoir ainsi vivre et discuter du coeur du probleme, j'étais vraiment heureux, et me considerais extremement chanceux. Aujourd'hui on a du attendre l'escorte de police toute la matinée, en consequences j'ai raté mon train. On a tout de meme pu bouger cet apres-midi et prendre un nouveau ticket. Demain matin, la moitié d'entre nous quittons Lhassa via 36 heures de train. Je me dépeche ce soir de rédiger ce billet. Je ne peux pas vraiment me relire ni meme verifier certains liens que je donne. En particulier ceux sur wikipedia, car ce site (et beaucoup d'autres) est censuré en Chine. De meme, si je peux rédiger mon blog, il m'est impossible de visualiser le resultat en ligne. Désole donc si c'est un peu brouillon. March 16 les Occidentaux : arrêtez de dire n'importe quoi sur Tibet avant que vous connaissiez la culture du peuple de l'Empire du Milieu !!!on ne peut pas imaginer ce que deviendrait la Chine si elle lâche Tibet. L'effet de contagion gagnera tout de suite cette Empire du Milieu qui a terminé ses malheurs il y a à peine 30 ans. Les minorités du nord-ouest seront les premiers à suivre les tibetains révolutionnaires. la Chine se retrouve dans une situation de "régime séparaliste" comme elle l'était dans les anciennes dynasties féodales. Elle ne peut rien lâcher, pour le besoin de se développer, pour le besoin de l'équilibre politique, et également, on dirai même notamment, pour le besoin de l'équilibre mondial tant politiquement qu'économiquement. Et c'est ce dernier besoin qu'il faut que tout le monde sache avant de crier n'importe quoi !!!
La soudaine colère d'une population amère, d'ordinaire pacifiqueLE MONDE | 15.03.08 | 13h54 • Mis à jour le 15.03.08 | 14h09 À l'approche des Jeux olympiques (8-24 août) qui pourraient servir de prétexte aux adversaires de Pékin pour attirer l'attention sur les graves manquements aux droits de l'homme dont est accusée la Chine, on pouvait s'attendre à ce que le Tibet, l'un des maillons les plus faibles de la République populaire, saisisse cette opportunité. La plupart des Tibétains, dont le pays fut annexé en 1951 par la Chine après que l'armée populaire de "libération" eut "libéré" Lhassa un an plus tôt, ne se sont jamais totalement résignés à devenir chinois.
Certes, au fil des ans, tous ceux qui, dans la population, n'ont jamais connu autre chose que le pouvoir de Pékin, ont bien dû s'accommoder de l'évidence. Le Tibet est chinois et risque fort de le rester. Mais le processus de colonisation, incarné de manière spectaculaire par la ligne de chemin de fer qui relie désormais Lhassa au reste de l'empire, a donné le sentiment aux Tibétains que, désormais, leur pays n'est plus qu'une terre de conquête économique - et touristique - pour le reste de la Chine.
Faut-il donc voir dans cette accumulation de frustration, "ce profond ressentiment" à l'égard des Chinois dont vient de parler le dalaï-lama, la cause de cette soudaine flambée de violence ? La main du pouvoir, relayé localement par des thuriféraires d'ethnie tibétaine, est si ferme qu'elle a réussi, depuis une bonne dizaine d'années, à supprimer toute velleité de protestation. A la fin des années 1990, on entendait encore parler dans Lhassa d'incidents isolés, d'un moine téméraire qui, levant le poing sur l'une des places, osait crier "Vive le Tibet libre !". Depuis, l'ordre régnait. Pékin accuse la "clique" du dalaï-lama et de ses relais en Inde, où siège son gouvernement d'exil, d'avoir fomenté les troubles. Ce dernier s'en défend. La communauté tibétaine à l'étranger ne partage certes pas toujours, loin s'en faut, la modération affichée du plus révéré des lamas. Dans le nord de l'Inde, plusieurs centaines de Tibétains ont tenté d'organiser une marche symbolique vers leur patrie avant d'en être empêchés par la police. A Katmandou, au Népal, où réside également une importante communauté tibétaine, des activistes qui se dirigeaient vers l'ambassade de Chine ont affronté les forces de l'ordre. Que les manifestations des moines de Lhassa, qui rappellent dangereusement au pouvoir chinois le précédent birman de l'automne 2007, aient pu ou non avoir été plus ou moins planifiées ne change rien à l'affaire. Elles ont fourni le terreau où la colère rentrée d'une partie de la population, d'ordinaire pacifique, s'est aussitôt dirigée contre "l'ennemi" tout désigné : la population chinoise, qui forme sans nul doute aujourd'hui la majorité de la population de Lhassa. Ce n'est pas une révolution. Rien qu'une révolte qui en dit long sur l'amertume des citoyens de cette "région autonome" qui porte bien mal son nom. Bruno Philip
January 13 Lost in Beijing · 苹果似乎成了习惯,看到说有在国内被坎被禁的片子就一定找出原版的来下。于是通过《苹果》——若镜头如想象的那般真实——我又看到了久违的北京,从另外一个视角,熟悉又陌生。熟悉是因为曾经骑着自行车走过大半,电影里的北京依旧人潮涌动车水马龙,也依旧严重大气污染;陌生是因为太久不见。
国内审片不是一般搞笑,连居民区地面上的污水镜头都要坎,连题目“迷失北京”都要改成没什么政治性的水果(当然也是里面人物的名字)。这让我想起了在法国报上不止一次看到的关于国内如何培训奥运礼仪小姐的报道,又回忆起小时候每次有领导来学校参观,都要搞一次全校性的大扫除、还要找几个精神漂亮学习好的学生出去喊“欢迎欢迎热烈欢迎”——太有“中国特色”了。
前几天在法国世界报上看到一篇分析世界经济走势的报道,说二十年前自以为银行系统精细严密的欧美人还在给卑躬屈膝的亚洲人上金融课,现在却不得不靠中国新加坡人的救济过日子;靠卖T恤衫起家的中国人居然有了全球市值第一的公司……看了之后着实激动人心。我真希望曾经看到的、正在听说的祖国真的那么美好。太久没在国内生活过,我是否真的了解那里的社会。
所以看了苹果我很高兴,因为有人在试着诠释真实的北京,它在让人看北京的高楼大厦,也在让人看北京的脏乱破差。我喜欢导演平实的叙述情绪,能让人安静的看下去,慢慢地被完全融进屏幕。也喜欢里面的每个演员,都不做作,包括范冰冰,这是让人有些出乎意料的。
导演除了在讲一个日益膨胀的都市里的故事,更在关注那里的女性。洗脚妹被顾客侵犯,却要被老板开除,为了谋生沦为妓女最终被嫖客杀死;有钱的老板丈夫在外面拈花惹草,妻子只好睁一只眼闭一只眼,和被自己丈夫强奸的“苹果”的丈夫来找平衡,其实每次都是一个人哭;老板对这怀孕的苹果说:“家里人说,要是怀孕了最好睡左边,能生男孩”;两个社会地位截然不同的男人用一个女人的肚子里的孩子作赌,赌注是用数字来计算的金钱……
有人把lost in beijing和导演被禁五年的《颐和园》做比,想必空洞冗长的后者底气还是虚了几成,虽然目的是讨好多外国人喜欢的。 December 31 折腾终于定好了个毛里塔尼亚的替补选手:意大利
决定候补的过程是艰辛和痛苦的,
29日
16时,接到消息,小毛里塔同志不行了,由于违规被撤了下来
17时,想到了摩洛大哥,不过因为指标不合格也不能上
30日
上午,提出了两人替补方案:布列塔尼+柏林
中午,替补方案B:柏林+布拉格
下午,替补方案C:柏林+布拉格+威尼斯
晚上19时,决定采用C,付好了柏林和威尼斯的出场费
晚上23时,睡不着觉,觉得布拉格太不保险,因为申根还没同意让他坐飞机,走陆路又太耗费体力
凌晨,放弃柏林布拉格,改选比萨
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